Le clocher-porche
(1) se détachait au XIe siécle, en avant de l'église. Les
deux porches latéraux furent aménagés ou ajoutés en 1830. La tour
de 31 m. est constituée à la base, de blocs provenant de monuments
antiques. Les incrustations de briques d'inspiration antique et
les panneaux sculptés en méplat remontent au XIe siècle. La porte
et la voûte d'ogives datent de la fin du XIIe siècle. Le tympan
est l'œuvre de Fabisch (1860); la croix est aussi du XIXe siècle.
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Au niveau
du chevet (2) on distingue de gauche à droite le chevet
carré de Sainte Blandine, typique du haut Moyen-Age, celui de Saint-Martin
avec son abside semi-circulaire entourée d'absidioles empâtées dans
un mur plat, la chapelle Saint-Michel avec ses hautes verrières
et enfin les vestiges de l'églises Saint-Pierre. Le deuxième clocher
ou tour-lanterne, trapu et massif, est typique de la région de la
région lyonnaise.
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Sur
le mur occidental du baptistère (3) un tympan du XIIe siècle,
représente le martyre de saint Jean-baptiste.
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Les colonnes de la
Nef (4) soutiennent une voûte de briques en plein-cintre
avec doubleaux, construite en 1836 en remplacement d'un lambris
en arc brisé du XVe siècle qui remplaçait lui-même la charpente
d'origine.
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Les nefs latérales (5)
ont été surélevées au XIXe siècle. Le décor des chapiteaux du XIIe
siècle est d'inspiration antique. Le motif de feuilles d'acanthe
transformées en "palmier" est caractéristique de la sculpture
d'Ainay.
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Dans
la croisée du transept (6) les quatre colonnes couronnées
de lourds chapiteaux d'inspiration corinthienne proviennent de l'autel
de Rome et Auguste à la Croix-rousse. La coupole sur trompes éclairée
par quatre baies encadrées de colonnettes à chapiteaux du XIIe siècle
a été imitée à Tournus et au Puy. La peinture à la gloire de la
Vierge est de Lameire (1899). Les figures symboliques des Évangélistes
occupent les trompes. Le lustre, inspiré de celui d'Aix-la-Chapelle,
représente la Jérusalem Céleste.
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En avançant dans le
choeur (7), le bas-relief de droite, dit d'Adam et Ève,
figure le Péché Originel et le Salut de l'humanité.
-Sur la face antérieure, le démon, serpent
à deux têtes, se love autour de l'Arbre du Bien et du Mal; Adam
et Ève mangent le fruit et cachent leur nudité. Puis Dieu les
chasse du Paradis.
-Sur la face Sud la Vierge de l'Annonciation,
évoque le mystère de l'Incarnation. A la désobéissance d'Ève répond
le Oui de Marie.
-Sur la face Nord, le Christ en gloire,
encadré par les Évangélistes, tient un livre où il est écrit :
"Je
suis la Lumière du monde".
Le Christ-Roi désigne l'autel : la Nourriture
Eucharistique permet à l'homme de sortir des ténèbres pour entrer
dans la lumière de Dieu.
Le bas-relief de gauche, dit de Caïen
et Abel, montre les conséquences du Péché Originel avec l'espérance
de la Rédemption.
-Sur la face antérieure deux scènes sont
représentées : Caïen et Abel offrent des sacrifices à Dieu, et
l'archange saint Michel combat le Mal en terrassant le dragon.
-Sur la face Nord le meurtre d'Abel par
Caien jaloux de son frère.
-Sur la face Sud, saint Jean-Baptiste, le
précurseur, désigne le Christ qui lui fait face sur l'autre coté
de l'abside. Le phylactère porte l'inscription :
"Voici
l'Agneau de Dieu".
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Les
origines de l'abside (8) pourraient remonter au XIe siècle.
Après sa reconstruction au XIIe siècle, elle offre la plus riche
ornementation. Les trois pilastres les plus ornés font allusion
aux vertus théologales : la Foi, la Charité et l'Espérance. A leur
sommet l'Agneau de Dieu. L'ensemble symbolise la promesse du Salut
grâce au Sacrifice du Christ.
La fresque d'Hippolyte Flandrin peinte en
1855, a été restaurée en 1992. Le maître-Autel a été consacré
le 8 décembre 1855. Les vitraux sont du maître verrier Thibaud (1845).
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Dans
l'absidiole Saint Badulphe (9) la fresque de Flandrin représente
l'ermite qui aurait fondé un premier monastère au IVe siècle. A
sa droite, l'église, et à sa gauche, l'autel de Rome et Auguste.
L'autel et les vitraux sont du XIXe siècle.
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L'absidiole
Saint-Benoît (10) montre ce saint donnant la règle bénédictine
aux moines d'Ainay. Le vitrail est du XIXe siècle et l'autel de
Fabisch date de 1852.
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La
chapelle Saint-Michel (11) autrefois dite de la Vierge fut
construite avant 1485 dans le style gothique flamboyant. Les peintures
et le rable datent du XIXe siècle. La grande verrière est l'œuvre
de Lucien Bégule.
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La
chapelle saint-Joseph (12) a été construite en 1831 sur
l'emplacement de la galerie méridionale du cloître. Les colonnettes
de l'abside et leurs chapiteaux du XIIe siècle proviennent de l'église
Saint-Pierre-le-Vieux. La statue de saint -Joseph est de Fabisch.
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Le baptistère
(13) construit de 1829 à 1834, s'ouvre par un portail de
marbre blanc. Les bas-reliefs du coté de la chapelle Saint-joseph
sont des remplois d'éléments romans retrouvés à Ainay. La Nativité
et l'Annonce aux bergers sont peut-être l'œuvre du sculpteurs du
cloître de Saint-Ours d'Aoste; les autres reliefs sont de Fabisch.
Sous le linteau, on observera la main de Dieu dans un médaillon.
A l'intérieur les chapiteaux du XIe siècle proviennent de l'Ile-Barbe.
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Dans
la chapelle de la Vierge (14) (1819) la statue en marbre
blanc au-dessus de l'autel est de Bonnassieux. Un des chapiteaux
est roman. Les peintures et les vitraux illustrent la vie et les
litanies de la Sainte Vierge et l'autel de Fabisch, son Couronnement.
Dans le chœur, huit des neufs caissons de mosaïques du pavement
sont authentiques.
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La
chappelle Sainte-Blandine (15) peut-être construite dans
un premier temps durant le Moyen Age, a été profondément modifiée
dès le XIe siècle. Le chœur est voûté et décoré de colonnes à chapiteaux
à entrelacs. Dans la petite crypte voûtée d'arêtes se trouvent deux
annexes destinées à abriter des reliques. Les mosaïques romanes
ont été trouvées sous le chœur de l'église Saint-Martin. L'effigie
de l'archevêque Gauceran, abbé d'Ainay, le représente en donateur
lors de la dédicace de l'église. L'inscription contre le mur du
couloir qui se trouvait, à l'origine dans le pavement autour du
prélat, évoque les rôles fondamentaux de l'église :
"Ici, ici, fléchissez
le genou, vous qui venez demander le Pardon.
"Ici la Paix, ici la
Vie, le Salut. Ici vous serez sanctifiés.
"Ici le Vin devient
Sang, Ici le Pain devient la Chair du Christ.
"Étendez en ce lieu
les mains, vous qui avez antérieurement péché".